Suzanne Roy : l'alliée des saines habitudes de vie

23 juin 2020

Municipalités et qualité de vie des citoyens

Suzanne Roy est mairesse de Sainte-Julie depuis 2005. Elle est présidente de l’Union des municipalités du Québec depuis 2014.  Tout récemment, elle a été élue à nouveau à la tête des 1476 municipalités du Québec à titre de présidente. Nous ne pouvons que nous réjouir de cette élection puisque Mme Roy est une alliée depuis toujours pour le mouvement des saines habitudes de vie au Québec. C’est d’ailleurs en avril 2017 que son conseil municipal (celui de la Ville de Sainte-Julie) annonçait l’adoption de la Politique saines habitudes de vie.
 

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Le leadership par l’exemple

La mairesse de Ste-Julie marche quatre fois par jour pour se rendre à l’Hôtel de Ville. Elle y retourne même pour dîner à la maison. C’est bon pour son équilibre de vie, dit-elle. Quel bel exemple pour les citoyens qu’elle représente depuis plus de 15 ans.  
Une alliée, je vous dis, une vraie. Et pour cause. Elle préside le Comité sur les changements climatiques de l’UMQ. Elle est aussi membre de la Commission de l’aménagement et des transports, vice-présidente de la Commission de l’aménagement de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), membre du Conseil d’administration et du Comité sur les services de transport en commun par autobus et de transport adapté aux personnes à mobilité réduite (Couronne Sud) d’exo, et j’en passe ! La liste est longue alors je vous invite à prendre connaissance de son parcours ici.   
Je vous invite aussi à lire ce texte qu’a écrit mon amie Marie Grégoire à son sujet sur le site web de Premières en affaires. Vous comprendrez pourquoi elle mérite grandement notre respect et le titre « d’alliée » !

Que se passe-t-il dans les municipalités du Québec ?

Depuis le début de la pandémie, nous suivons quotidiennement le trio québécois, M. Legault, Mme McCann et Dr Arruda pour connaitre les enjeux de la COVID à l’échelle provinciale. Au-delà du bilan provincial, j’avais envie de savoir comment les municipalités, ce gouvernement de proximité, s’adaptent en temps de COVID.
 J’ai donc invité Mme Roy à participer à une discussion avec moi à l’occasion d’un Facebook en direct.
La politicienne a parlé du rôle important des municipalités, des besoins toujours changeants et de l’agilité que doivent avoir les autorités municipales afin de s’adapter constamment aux conséquences du virus sur nos habitudes de vie. J’ai ressenti une grande fierté et une énergie positive et contagieuse à travers ses propos.
La crise actuelle est cruelle et sans merci à plusieurs égards, mais je souhaite, tout comme Mme Roy, que cette crise planétaire ait aussi des effets collatéraux positifs sur l’adoption de saines habitudes de vie.
Mes amis et collègues des organismes membres des deux Tables que j’ai l’honneur de présider au sein de la Table pour un mode de vie physiquement actif (TMVPA) et la Table québécoise sur la saine alimentation (TQSA), travaillent fort pour maintenir ce mouvement bien vivant ! 
Est-ce que la pression exercée par la COVID sur le budget d’une ville pourrait diminuer les investissements en lien avec les saines habitudes de vie ? Au contraire, croit la mairesse. Nous devons maintenir le cap.

Le transport actif

Les gens font maintenant leurs courses à la marche ou à vélo, et ce, même en banlieue dont les habitudes favorisent souvent les déplacements en automobile. Mme Roy croit qu’en y prenant plaisir, ces nouvelles façons de faire demeureront ancrées dans les habitudes des citoyens. 
Il en revient aux citoyens de parler de ces installations et de les utiliser, c’est la clé pour assurer une pérennité et davantage de structures.
Pensons aussi au transport actif, un moyen de déplacement plus populaire et plus utilisé que jamais. Plusieurs villes du Québec ont présenté des projets d’aménagement de pistes cyclables et piétonnes. Pensons aux projets inspirants des villes comme Drummondville, St-Sauveur, Québec et Montréal pour ne nommer que ceux-là. Ces projets sont assurément inspirants pour les autres municipalités.
Les résultats du sondage de la Coalition Poids tendent à démontrer que les lieux préférés pour se garder actifs sont la maison ou les rues et ruelles. Il est ainsi important de repenser les aménagements urbains de proximité de façon à valoriser au maximum l’activité physique tout en respectant les mesures de distanciation physique.
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En tant que présidente de ces deux tables de concertation nationale, je suis aux premières loges des initiatives et des programmes qui ont été mis en œuvre pour permettre aux Québécois d’avoir accès à des services et du contenu qui leur permettre de maintenir de saines habitudes de vie en temps de crise.
Et plusieurs de ces programmes s’activent dans les municipalités du Québec comme le Trottibus, une activation de la Société canadienne du cancer qui propose aux enfants de se rejoindre à des endroits précis, à une heure prédéterminée et marcher ensemble vers l’école, accompagnés d’un ou plusieurs parents bénévoles.
 

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Je souhaite que le rôle de ces initiatives favorisant le transport actif évolue pour devenir un élément permanent dans nos paysages municipaux.
Le transport actif est même devenu un sujet d’actualité !!

Vers une autonomie alimentaire ?

Lors de notre converse, Mme Roy a répondu à des questions de participants et plusieurs d’entre elles portaient notamment sur l’alimentation. Le premier ministre en a également parlé à quelques reprises depuis le début de cette crise, de cette fameuse autonomie alimentaire.
En ce qui concerne la saine alimentation, elle passe également par une alimentation de proximité. Plutôt que de mûrir dans les bateaux ou les transports, nos fruits et nos légumes pourraient plutôt être cultivés chez nous à l’année. Suzanne rappelait à juste titre qu’à défaut d’avoir les conditions météo pour ce faire, nous avons de belles ressources hydroélectriques pour alimenter des serres. Et si nous pouvions financer cette électricité pour réduire les coûts pour nourrir notre monde, demande-t-elle ? À son point, il s’agit d’enclencher une nouvelle manière de penser et de faire pour se doter d’aliments de proximité afin que nous puissions cultiver nos propres aliments.
Nous avons également parlé de l’aménagement des villes afin de permettre l’aménagement de jardins et de potagers et de serres communautaires, comme à Verdun. 

Enjeux du déconfinement : l’exemple des camps de jour

Le déconfinement demande une très grande agilité de la part de l’appareil municipal. L’exemple des camps de jour est frappant. Certains parents ont besoin d’envoyer leurs enfants dans les camps de jour. Mais ils souhaitent que ceux-ci soient en sécurité. Les services des loisirs doivent donc faire preuve d’une grande souplesse pour s’ajuster aux ratios d’enfants par moniteur, par exemple.
Encore une fois, pour Mme Roy, la clé est de repenser nos processus pour mieux réagir. Les réorganisations sont multiples. Et en plus de la sécurité, la programmation des camps se doit également de plaire à la clientèle qui y participe ! Les enfants doivent être divertis, amusés et stimulés lorsqu’ils fréquentent ces camps. Ce divertissement ne doit pas se faire au détriment de la sécurité.
Suzanne a tenu à saluer les employés de l’association québécoise du loisir municipal qui ont relevé leurs manches à plusieurs reprises devant ce défi organisationnel. La créativité était d’ailleurs de mise. On veut offrir plus de places. Ils font des miracles.
 
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Je me permets de souligner également le travail de l’organisation Tremplin Santé, qui invite les intervenants à faire une différence auprès des jeunes dans le plaisir et par le jeu. Après tout, les petits campeurs devraient pouvoir apprendre à bien manger et bouger tout en s’amusant !
Pour connaître d’autres initiatives ingénieuses qui pourraient être offertes dans votre municipalité, j’invite les acteurs du milieu municipal à consulter la plateforme Le Pointeur. Initié conjointement par le Ministère de la Santé et des Services sociaux et le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, cet outil sert à guider les acteurs municipaux pour que leurs actions quotidiennes soient favorables à la qualité de vie de leurs citoyens, et ce, à l’intérieur même de leurs dossiers quotidiens.

Tout le monde à l’eau en toute sécurité!

Vous connaissez mon attrait pour les plans d’eau !! Alors un petit mot sur les piscines municipales qui ont annoncé leur ouverture pour la période estivale.
Le défi des municipalités sera de trouver et de former des sauveteurs pour les piscines. D’ailleurs l’Union des municipalités du Québec va collaborer au recrutement de ces sauveteurs pour qu’ils aient la formation nécessaire sur la nouvelle façon d’intervenir. Ce programme sera chapeauté par la Société de sauvetage du Québec.
Ce fut un bonheur d’échanger pendant plus de 30 minutes avec cette grande dame.
Merci beaucoup, Suzanne, de placer la qualité de vie des citoyens au centre de vos actions. Votre engagement pour cette cause nous mobilise encore plus pendant cette période de pandémie qui nous demande de penser et d’agir autrement.
À bientôt,
Sylvie

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